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Toponymie

Fiche

Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline Parlementaire

quartier

3 novembre 2003

Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline Parlementaire

La Cité-Limoilou

Le quartier du Vieux-Québec–Cap-Blanc–Colline parlementaire fait partie de l'arrondissement de La Cité-Limoilou. Constitué en 2003, il regroupe trois anciens quartiers : Cap-Blanc, Vieux-Québec, Vieux-Québec-Basse-Ville, en plus de la colline Parlementaire.

L'ancien quartier du Vieux-Québec, formé en 1988, comprenait la partie de la haute-ville située à l'intérieur des fortifications. Lors de la constitution de la ville en 1833, ce territoire est divisé en quatre quartiers : Saint-Louis, Saint-Jean, du Séminaire et du Palais. Ce nombre est ramené à deux - Saint-Louis et du Palais - en 1841. Puis, en 1929, on donne le nom de quartier de Champlain à « cette partie de la haute ville située en dedans des murs et toute cette partie de la basse ville située à l'est d'une ligne tirée dans le milieu de la rue Saint-Roch, depuis le pied du cap jusqu'à la rivière Saint-Charles », et ce, jusqu'aux limites de Sillery (la côte de Sillery actuelle). En 1988, le quartier de Champlain est de nouveau divisé en trois quartiers : le Vieux-Québec-Basse-Ville, le Cap-Blanc et le Vieux-Québec.

Avec un secteur de la basse-ville, le Vieux-Québec représente la partie la plus ancienne de la capitale. Choisi en 1620 par Champlain pour installer le fort Saint-Louis, le lieu revêt dès le début de la colonie un caractère militaire et administratif : les hauteurs stratégiques du cap Diamant déterminent sa vocation. Alors que la basse-ville se peuple de commerçants et d'artisans, la haute-ville est habitée par les militaires, les fonctionnaires et les membres du clergé. Au début du 18e siècle, on commence à lotir les vastes terrains des communautés religieuses afin de répondre à la croissance démographique. Une certaine activité commerciale s'installe alors à la haute-ville. La vocation défensive du promontoire de Québec nécessite par ailleurs la construction d'une enceinte fortifiée : des travaux d'envergure commencent à la fin du 17e siècle, sous le Régime français, et se poursuivent jusqu'en 1832, année où les Britanniques terminent la construction de la citadelle. La forte présence militaire dans ce quartier limite pendant longtemps son expansion. Aussi, à la fin du 19e siècle, plusieurs veulent démolir les fortifications qui sont devenues inutiles et entravent le développement urbain. On tente alors de préserver le caractère de la ville fortifiée, tout en adaptant l'espace aux besoins d'une ville moderne. Après avoir subi une certaine dégradation au cours des années 1950, le quartier connaît un nouvel élan à compter des années 1970. Le territoire correspondant au Vieux-Québec fait partie du site patrimonial du Vieux-Québec, ajouté à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 1985. Plusieurs toponymes y ont été implantés dès le 17e siècle : la place d'Armes, les côtes de la Fabrique et de la Montagne, les rues De Buade, du Fort, des Jardins, Mont-Carmel, du Parloir, Sainte-Anne, de la Sainte-Famille, Saint-Jean, Saint-Louis, du Trésor, etc.

Blotti au pied du cap Diamant, l'ancien quartier du Vieux-Québec-Basse-Ville s'étendait de l'autoroute Dufferin-Montmorency aux limites du Cap-Blanc. En 1833, ce territoire est divisé en deux quartiers : Saint-Laurent et Saint-Charles. En 1841, ils sont fondus en un seul, le quartier de Saint-Pierre, lequel sera absorbé par le quartier de Champlain créé en 1929. En 1988, celui-ci est à son tour divisé en trois quartiers distincts, dont le Vieux-Québec-Basse-Ville. Premier noyau de développement de Québec, la basse-ville a connu des moments d'intense activité. Choisi en 1608 par Champlain pour installer le premier poste de traite en Nouvelle-France, le site revêt dès le début de la colonie un caractère commercial et portuaire : la proximité du fleuve Saint-Laurent détermine sa vocation. À la fin du 18e siècle, le commerce du bois remplace celui de la fourrure. Commence alors une longue période de prospérité pour la basse-ville. Au début du 19e siècle, Québec devient l'un des principaux ports d'Amérique. Entre 1815 et 1880, la construction de quais, de chantiers maritimes et les opérations de remblayage doublent la superficie des lieux. L'avènement de la technologie mettra cependant un frein à sa prospérité. Les activités portuaires commencent à décliner à partir de 1860 et ne renaîtront qu'en partie au tournant du 20e siècle. Au cours des années 1950, le quartier connaît une certaine dégradation. Mais d'importantes interventions publiques et privées contribuent, depuis les années 1970, à lui insuffler un nouvel élan. Le territoire correspondant au Vieux-Québec-Basse-Ville fait partie du site patrimonial du Vieux-Québec, ajouté à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 1985. Plusieurs toponymes y sont en usage depuis le 17e siècle : la côte de la Canoterie, la place Royale, les rues du Cul-de-Sac, Notre-Dame, du Porche, Saint-Pierre, du Sault-au-Matelot, Sous-le-Fort, etc.

« Cap-Blanc » serait la traduction littérale d'un toponyme amérindien décrivant l'apparence primitive du cap au pied duquel l'église de Notre-Dame-de-la-Garde a été érigée. Cette dénomination, en usage dès 1805, est attribuée à une mince bande de terre qui s'étire sur un peu moins de deux kilomètres au pied de la falaise, à partir de l'extrémité sud-ouest du cap Diamant, en se dirigeant vers la pointe à Puiseaux. L'église de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Garde se trouve au centre de cette petite agglomération linéaire. La proximité du fleuve détermine la vocation de ce quartier où l'on vit de la navigation ou de la construction navale. Jusqu'à la fin du 19e siècle, les activités portuaires y fournissent la plupart des emplois. Lors de la constitution de la ville de Québec en 1833, le Cap-Blanc est rattaché au quartier de Saint-Laurent; en 1841, il devient le quartier de Champlain. En 1929, le Cap-Blanc est englobé par le grand quartier de Champlain qui comprend aussi le Vieux-Québec et le Vieux-Québec–Basse-Ville. Il est devenu un quartier distinct en 1988.

La colline Parlementaire correspond à l’espace occupé par l'hôtel du Parlement, siège de l’Assemblée nationale, et par les autres édifices parlementaires ou administratifs qui l’entourent. Son territoire comprend aussi quelques rues commerçantes et résidentielles qui faisaient partie auparavant des quartiers de Saint-Jean-Baptiste et de Montcalm. L’hôtel du Parlement, érigé en 1879 sur les plans de l’architecte Eugène-Étienne Taché, est le troisième édifice à porter ce nom à Québec. Le premier a été mis en chantier en 1831 mais sa construction ne s’est achevée qu’en 1852; le deuxième a été construit en 1859-1860. Tous deux n’existent plus aujourd’hui. L’hôtel du Parlement, les édifices Pamphile-Le May et Honoré-Mercier ainsi que le terrain qu’ils occupent forment un ensemble qui a été déclaré « site historique national » en 1985.

Sources

Règlement CV-2003-1333 de la Ville de Québec, 3 novembre 2003; Assemblée nationale du Québec, site Internet; Site internet de la Ville de Québec; Ville de Québec. Guide odonymique de la ville de Québec 1608-1988, 1989; La ville de Québec, histoire municipale, tome III, p. 122-123; Charte de la Cité de Québec 1929, p. 6; Ville de Québec. Vieux-Québec, Cap Blanc : Place forte et port de mer, Les quartiers de Québec, 1989, p. 1, 9-10, 12-13; Provost, Honorius. Notre-Dame-de-la-Garde de Québec 1877-1977, p. 45; Hare, John, et Marc Lafrance. Histoire de la ville de Québec 1608-1871, 1987, p. 62-69; Poirier, Jean. Noms de rues de Québec au XVIIe siècle. Origine et histoire, Dossiers toponymiques, 27, Québec, Commission de toponymie, 2000, p. 1, 4; Commission de toponymie. Noms et lieux du Québec : si chaque lieu m'était conté, cd-rom, 1997 (Québec).

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