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W. B. Edwards, photographe aérien

À propos de W.B. Edwards

Pendant près de 75 ans, le studio W. B. Edwards a réalisé des milliers de photographies de Québec et des environs. L’entreprise est fondée en 1917 par William Bertram Edwards, un immigrant d’origine britannique. Imprimeur de métier, il ouvre un studio de photographie sur la rue McGill College, à Montréal, vers 1912. Pendant la Première Guerre mondiale, il devient le photographe officiel de la base militaire de Valcartier. Il choisit de s’installer à Québec à la fin de son engagement.

Assisté de son beau-frère, Joseph Feeny, Edwards se forge une excellente réputation en photographie commerciale. Il reçoit de nombreuses commandes du gouvernement et d’entreprises privées. Plusieurs photographies sont publiées sous forme de cartes postales illustrant les sites touristiques et monuments de la ville. Edwards est particulièrement intéressé par les scènes extérieures et les vastes étendues. À partir de 1924, il réalise de nombreuses vues panoramiques. Il ne délaisse pas pour autant le travail en studio, installé, après quelques déménagements, sur la rue Saint-Jean.

Ses enfants lui succèdent après son décès en 1944. Un grave incendie, survenu en 1965, détruit malheureusement un grand nombre de négatifs. À la fermeture du studio en 1992, les archives photographiques sont dispersées en plusieurs fonds.

Le fonds acquis de la famille Edwards par les Archives de la Ville de Québec comprend 2 063 négatifs originaux datés entre 1936 et 1991. Ces photographies, principalement des vues aériennes, témoignent éloquemment des métamorphoses de Québec et de ses environs.

Cette page d’histoire W.B. Edwards, photographe aérien présente une infime partie du fonds d'archives, soit des photographies prises par Edwards à bord d’un petit avion entre 1936 et 1938. Il survole alors la haute et la basse ville de Québec et ses environs.

Ces photographies aériennes montrent les agglomérations périphériques avant le développement fulgurant des banlieues au milieu du 20e siècle. Par son œuvre, W. B. Edwards s’avère un témoin privilégié de son époque.

Rédaction  : Denyse Légaré et Paul Labrecque

Source  :
Louise Désy, « Une tradition vivante. Le studio W.B. Edwards » Cap-aux-Diamants. 150 ans de photographie. Images oubliées de la Capitale, vol.  3, no  2, été 1987.